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Abattage

La question n'est pas de savoir couper, mais si l'on a le droit

Nous abattons arbres isolés et sujets dangereux en Périgord Noir et dans le nord du Lot : diagnostic, vérification du cadre réglementaire, abattage direct ou démontage par sections, puis rognage ou dessouchage selon la suite prévue.

15 mars

Début de la période sensible pour la nidification, close le 31 juillet

4 mois

Délai d’instruction maximal d’une demande en espace boisé classé au PLU

500 m

Périmètre classique des abords d’un monument historique soumis à avis conforme

Sur un chantier d’abattage, la partie technique est rarement ce qui bloque. Ce qui bloque, c’est la question préalable : a-t-on le droit de couper cet arbre-là, à cet endroit-là ?

La réponse dépend entièrement de la situation de la parcelle. Un arbre situé en espace boisé classé au plan local d’urbanisme ne peut être coupé ou abattu sans autorisation, avec un délai d’instruction pouvant atteindre quatre mois et, le cas échéant, une prescription de replantation. Dans les abords d’un monument historique — un périmètre qui s’étend classiquement à cinq cents mètres — l’avis conforme de l’architecte des Bâtiments de France est requis. En site patrimonial remarquable, son accord préalable l’est également. Un site classé relève d’une autorisation ministérielle, un site inscrit d’une déclaration préalable. Enfin, le plan local d’urbanisme peut protéger nommément certains arbres, indépendamment de tout classement.

Autour de Sarlat-la-Canéda et de Gourdon, ces situations sont fréquentes, et elles ne se lisent pas depuis le terrain. Nous ne décidons jamais à la place de la mairie ni de l’architecte des Bâtiments de France : nous vérifions, nous vous disons ce que nous trouvons, et nous vous accompagnons dans la démarche si elle s’impose.

Étapes clés

État sanitaire, inclinaison, structure du houppier, environnement et zone de chute possible. Certains arbres jugés dangereux ne le sont pas.
Plan local d'urbanisme, espace boisé classé, abords de monument historique, site inscrit ou classé, site patrimonial remarquable.
Si une autorisation ou une déclaration s'impose, nous vous accompagnons dans le dossier. L'instruction peut atteindre quatre mois en espace boisé classé.
Abattage direct si la zone de chute est libre et suffisante, démontage par sections dès qu'une construction, une ligne ou une plantation se trouve dans la trajectoire.
Mise en sécurité de la zone, information du voisinage, protection des réseaux et de la voirie.
Exécution selon la technique retenue, avec haubanage ou tirage directionnel lorsque la trajectoire doit être contrainte.
Selon ce qui viendra à cet endroit : rognage pour un espace vert, extraction complète dès qu'un ouvrage y reposera.
Le bois appartient au propriétaire du terrain. Il reste sur place, il est broyé en paillage, ou il est évacué, selon ce que vous décidez.

Le point technique

Un arbre s'abat en une matinée. L'autorisation, elle, peut demander quatre mois. C'est par là qu'il faut commencer.

Abattre n’est pas défricher

La confusion est courante et elle a des conséquences. Abattre un arbre, même plusieurs, ne fait pas disparaître l’état boisé d’une parcelle. Le défrichement, lui, consiste à supprimer cet état boisé pour donner au terrain une autre destination : il relève d’une autorisation distincte et d’une procédure entièrement différente. C’est aussi pour cela que le débroussaillement réglementaire ne demande aucune autorisation : il réduit la densité sans supprimer le bois.

Un arbre à conserver n’est pas toujours celui qu’on croit

Les arrêtés de débroussaillement demandent au contraire de conserver certains sujets : les arbres à cavité apparente et les arbres taillés en têtard. Un vieux chêne creux paraît condamné à l’œil ; il abrite une faune que rien ne remplace, et rien n’oblige à l’abattre s’il ne menace personne. Quand un arbre nous semble pouvoir être conservé moyennant un élagage, nous le disons, même si cela réduit le devis.

Abattage direct ou démontage

Deux techniques, et le choix ne dépend pas de l’arbre mais de ce qui l’entoure. L’abattage direct suppose une zone de chute libre, dégagée et suffisamment grande, avec un sujet dont l’inclinaison et l’équilibre le permettent. Dès qu’une construction, une ligne, une clôture ou une plantation se trouve dans la trajectoire, on démonte par sections : l’arbre descend morceau par morceau, sous contrôle. C’est plus long, c’est plus coûteux, et c’est la seule façon de ne pas parier.

La souche, et ce qui vient après

Le sort de la souche se décide en fonction du projet, pas de l’esthétique. Le rognage suffit si la zone reste en espace vert ; le dessouchage complet s’impose dès qu’un ouvrage reposera à cet endroit. Quant au bois abattu, il appartient au propriétaire du terrain : il reste sur place si vous le souhaitez, il est broyé ou évacué sinon.

La saison, et une ressource gratuite

La période favorable court d’octobre à février : l’arbre est au repos et les oiseaux ne nichent pas, la période sensible allant du 15 mars au 31 juillet.

Un dernier conseil qui ne nous rapporte rien : le conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement du Lot propose des conseils gratuits d’architectes, d’urbanistes et de paysagistes, avec une permanence à Gourdon. Avant un abattage qui vous fait hésiter, ou dans un secteur où vous ne savez pas ce qui s’applique, c’est un interlocuteur utile et neutre.

Nous abattons à Sarlat-la-Canéda et Cénac-et-Saint-Julien, où les abords de monuments et la densité du bâti ancien multiplient les démontages par sections faute de zone de chute, comme à Gourdon et Salviac, où c’est plus souvent le classement en espace boisé qui décide du calendrier.

Questions fréquentes

Pas toujours librement. Espace boisé classé, abords de monument historique, site inscrit ou classé, site patrimonial remarquable, ou protection nominative au plan local d'urbanisme : selon la situation, l'abattage se déclare, s'autorise, ou requiert l'accord de l'architecte des Bâtiments de France.
En consultant le plan local d'urbanisme en mairie : les espaces boisés classés y sont reportés au plan de zonage. C'est la première vérification que nous faisons.
En espace boisé classé, le délai peut atteindre quatre mois. C'est pour cela qu'un abattage se prépare à l'automne pour l'hiver suivant, et pas la semaine où l'on décide de le faire.
Non. Abattre des arbres ne supprime pas l'état boisé d'une parcelle. Le défrichement supprime cet état pour donner au terrain une autre destination, et relève d'une autorisation distincte.
D'octobre à février : l'arbre est au repos et les oiseaux ne nichent pas. La période sensible pour la nidification court du 15 mars au 31 juillet.
Parce que la zone de chute n'est pas libre. Dès qu'une construction, une ligne électrique, une clôture ou une plantation se trouve dans la trajectoire, l'arbre descend par sections, sous contrôle. C'est plus long, mais on ne parie pas.
Rognage jusqu'au niveau du sol si la zone reste en espace vert, extraction complète si un ouvrage doit reposer à cet endroit. Dans le second cas, la cavité est comblée et compactée.
Au propriétaire du terrain. Il reste sur place si vous le souhaitez, il est broyé en paillage, ou il est évacué. Cela se décide au devis, parce que cela change le coût.
Non. Les arrêtés de débroussaillement demandent même de conserver les arbres à cavité apparente et les arbres taillés en têtard. Un arbre creux qui ne menace personne peut souvent être gardé, moyennant un élagage.
Le conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement du Lot propose des conseils gratuits d'architectes, d'urbanistes et de paysagistes, avec une permanence à Gourdon. C'est un interlocuteur neutre, utile avant un abattage qui vous fait hésiter.

Un arbre à abattre, ou un doute à lever ?

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