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Élagage

Qui doit couper quoi, et qui n'a pas le droit d'y toucher

Nous élaguons en Périgord Noir et dans le nord du Lot : mise à distance des constructions et des lignes, dégagement des accès, mise en conformité avec les obligations de débroussaillement. Diagnostic de l’arbre et vérification du cadre avant la première coupe.

2,50 m

Hauteur d’élagage des branches retombantes imposée en Dordogne en zone soumise

1 500 €

Amende encourue au titre du code de la voirie routière pour défaut d’élagage

30 ans

Prescription qui valide une plantation trop proche de la limite séparative

L’élagage est le sujet qui génère le plus de discussions entre voisins, et presque toujours sur des bases fausses. Le code civil est pourtant clair, et il tient en deux règles.

Les branches qui dépassent chez le voisin doivent être coupées par le propriétaire de l’arbre. Le voisin peut l’y contraindre, mais il ne peut pas les couper lui-même. En revanche, il peut couper lui-même les racines et les ronces qui avancent à l’aplomb de la limite. C’est une asymétrie surprenante mais bien réelle : au-dessus, on demande ; en dessous, on agit.

La deuxième règle concerne les distances de plantation, posées par l’article 671 du code civil. Un arbre ou une haie de moins de deux mètres de hauteur doit se trouver à cinquante centimètres au moins de la limite séparative ; au-delà de deux mètres de hauteur, à deux mètres au moins. La distance se mesure au centre du tronc et la hauteur depuis le sol jusqu’au point le plus haut.

Une exception majeure tempère tout cela : la prescription trentenaire. Une plantation trop proche mais maintenue sans contestation pendant trente ans ne peut plus être remise en cause. Beaucoup de conflits de voisinage s’éteignent sur ce seul point.

Étapes clés

État sanitaire, structure, inclinaison, environnement immédiat : bâti, lignes aériennes, limite séparative, circulation.
Plan local d'urbanisme, espace boisé classé, abords de monument historique, site patrimonial remarquable, obligation légale de débroussaillement.
En période sensible, observation préalable de l'arbre. Une taille qui peut attendre trois semaines attend trois semaines.
Type de taille et hauteur de coupe, définis à partir de l'objectif réel : dégager un accès, écarter d'un bâtiment, mettre en conformité, alléger une charpentière.
Balisage de la zone de chute, protection du voisinage, de la voirie et des réseaux avant la première coupe.
Exécution de la taille, en respectant les points de coupe qui permettent à l'arbre de cicatriser plutôt que de pourrir.
Broyage sur place en paillage ou évacuation, selon le volume et ce que vous souhaitez garder sur le terrain.
Remise en état de la zone d'intervention et des accès empruntés par le matériel.

Le point technique

Les branches du voisin qui passent chez vous, c'est à lui de les couper. Et vous n'avez pas le droit de le faire à sa place.

Quand l’élagage devient une obligation

Trois situations transforment l’élagage en obligation, et non plus en choix.

Le long des voies publiques, les riverains sont assujettis à une servitude d’élagage. Le maire peut leur imposer l’élagage ou l’abattage, et un arbre qui masque la visibilité ou envahit un trottoir expose à une amende pouvant atteindre mille cinq cents euros au titre du code de la voirie routière.

Sous une ligne électrique, la règle dépend de l’antériorité : si l’arbre a été planté après l’implantation de la ligne, l’élagage incombe au propriétaire ; si la ligne est venue après l’arbre, le gestionnaire du réseau peut intervenir. Dans tous les cas, on ne s’approche pas d’un conducteur sans le savoir-faire et la coupure nécessaires.

En zone soumise à obligation légale de débroussaillement, l’élagage est une prescription chiffrée, et elle diffère d’un département à l’autre. En Dordogne, il faut élaguer les branches retombant à moins de deux mètres cinquante du sol, écarter les houppiers de trois mètres les uns des autres, et faire en sorte qu’aucune branche ni aucun arbre ne se trouve à moins de trois mètres des constructions. Dans le Lot, l’élagage porte sur les branches situées à moins de deux mètres du sol, ou sur un tiers de la hauteur pour les arbres de moins de six mètres, avec une protection renforcée dans un rayon de trois mètres autour de la construction et aucun surplomb au-dessus de l’habitation. Un demi-mètre sépare les deux départements sur la hauteur d’élagage. C’est peu, et c’est la différence entre un chantier conforme et un chantier à refaire.

La bonne saison

D’octobre à février. Cette période cumule deux avantages : l’arbre est au repos, ce qui lui épargne une perte de réserves, et les oiseaux ne nichent pas. Il n’existe pas d’interdiction nationale générale de tailler au printemps, mais la destruction de nids occupés d’espèces protégées est interdite, et la période sensible court du 15 mars au 31 juillet. Nous repérons avant d’intervenir — allers et venues réguliers, brindilles fraîches, cris, fientes sous les branches — et nous reportons en cas de doute. Une taille qui peut attendre trois semaines attend trois semaines.

Avant de couper, vérifier où l’on est

À Sarlat-la-Canéda comme à Gourdon, un arbre peut être protégé par le plan local d’urbanisme, se trouver dans un espace boisé classé, dans les abords d’un monument historique ou en site patrimonial remarquable. Selon les cas, l’intervention se déclare, s’autorise, ou requiert l’accord de l’architecte des Bâtiments de France. Nous vérifions avant, et nous vous accompagnons dans la démarche si elle s’impose.

Quand le voisin refuse

La séquence utile est toujours la même : discussion amiable, puis lettre recommandée avec accusé de réception, puis conciliation ou médiation, et le tribunal en dernier ressort. Nous ne sommes pas partie à ce dialogue, mais nous pouvons établir un constat technique de ce qui dépasse et de ce qu’il faudrait couper, ce qui aide souvent à sortir du registre de l’agacement.

Nous élaguons à Gourdon et Salviac comme à Sarlat-la-Canéda et Cénac-et-Saint-Julien, aussi bien pour dégager un accès ou une ligne que pour mettre un terrain en conformité — et nous vous disons d’emblée quelle hauteur d’élagage s’applique chez vous.

Questions fréquentes

Le propriétaire de l'arbre. Le voisin peut l'y contraindre mais ne peut pas les couper lui-même. En revanche, il peut couper les racines et les ronces qui avancent à l'aplomb de la limite.
Cinquante centimètres au moins pour un arbre ou une haie ne dépassant pas deux mètres de hauteur, deux mètres au moins au-delà. La distance se mesure au centre du tronc, la hauteur du sol au point le plus haut.
La prescription trentenaire s'applique : une plantation trop proche maintenue sans contestation pendant trente ans ne peut plus être remise en cause. Des exceptions existent, notamment par titre ou lorsque les deux fonds appartenaient au même propriétaire lors de la plantation.
Oui, le long des voies publiques : les riverains sont assujettis à une servitude d'élagage. Un arbre qui masque la visibilité ou envahit un trottoir expose à une amende pouvant atteindre mille cinq cents euros au titre du code de la voirie routière.
Si l'arbre a été planté après l'implantation de la ligne, l'élagage incombe au propriétaire. Si la ligne est postérieure à l'arbre, le gestionnaire du réseau peut intervenir. Dans tous les cas, on ne s'approche pas d'un conducteur sans les précautions nécessaires.
D'octobre à février. L'arbre est au repos, ce qui limite la perte de réserves, et les oiseaux ne nichent pas. La période sensible pour la nidification court du 15 mars au 31 juillet.
Deux mètres cinquante en Dordogne, deux mètres dans le Lot, ou un tiers de la hauteur pour les arbres de moins de six mètres. Ce demi-mètre d'écart est la différence entre un chantier conforme et un chantier à refaire.
Discussion amiable, puis lettre recommandée avec accusé de réception, puis conciliation ou médiation, et le tribunal en dernier ressort. Nous pouvons établir un constat technique de ce qui dépasse, ce qui aide souvent à sortir du registre de l'agacement.
Cela dépend de l'endroit. Un arbre protégé au plan local d'urbanisme, situé en espace boisé classé, dans les abords d'un monument historique ou en site patrimonial remarquable relève d'une déclaration, d'une autorisation ou de l'accord de l'architecte des Bâtiments de France. Nous vérifions avant.

Un arbre à élaguer ou un litige à clarifier ?

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