• Accueil
  • Terrassement de maison neuve et de pavillon
Univers Terrassement

Terrassement de maison neuve et de pavillon

Du décapage à la plateforme réceptionnée : le travail du terrassier avant les fondations, en Périgord Noir et dans le nord du Lot.

Avant le premier parpaing, il y a le terrain. Nous préparons la plateforme de votre maison neuve ou de votre pavillon : décapage de la terre végétale, déblai à la cote projet, fouilles de fondation, drainage, remblais et nivellement. Sur des sols qui mêlent calcaire dur, poches d’argile et sables tertiaires, la profondeur des fondations ne se devine pas : elle se déduit de l’étude de sol et du classement de votre commune.

0,80 – 1,20 m

Ancrage minimal des fondations en zone d’exposition moyenne à forte — arrêté du 22 juillet 2020, zonage actualisé par l’arrêté du 9 janvier 2026

20 cm

Épaisseur minimale de couche de forme en grave 0/31,5 en cas de renforcement

30 MPa/m

Module de déformation minimal du support de dallage selon le NF DTU 13.3

Nous ne livrons pas un trou, nous livrons une surface d’appui.

Le terrassement d’une maison consiste à passer du terrain tel qu’il est aujourd’hui — la cote du terrain naturel — au niveau prévu par le projet. Entre les deux, il y a un volume de terre à déplacer, une plateforme à régler et un sol d’assise à reconnaître. C’est ce dernier point qui fait la différence entre un chantier qui suit son calendrier et un chantier qui s’arrête quinze jours.

Le premier geste est le décapage de la terre végétale, mise en dépôt séparé sur la parcelle : elle sera reprise en fin de chantier pour les abords et les espaces verts. Vient ensuite le déblai jusqu’à la cote projet, puis l’examen de ce qui apparaît au fond. Ce dernier mètre de terrain sous la future construction — ce que le métier appelle la partie supérieure des terrassements — n’est pas un détail de vocabulaire : c’est lui qui porte la maison. Un point mou, un remblai ancien, une poche d’argile plastique se purgent et se remplacent, ils ne se recouvrent pas.

La plateforme livrée doit ensuite tenir sous la dalle. Le NF DTU 13.3, qui régit les dallages sur terre-plein, demande un module de déformation du support d’au moins 30 MPa/m, vérifié à l’essai à la plaque ; lorsqu’un renforcement est nécessaire, la couche de forme fait au minimum 20 cm en grave 0/31,5. Une plateforme, ce n’est donc pas « du plat » : c’est un niveau de portance mesurable, et nous savons à quel niveau nous le livrons.

Dernier enjeu, économique celui-là : l’équilibre entre déblais et remblais. Chaque mètre cube réemployé sur place est un mètre cube qu’on ne charge pas, qu’on ne transporte pas et qu’on ne rachète pas ailleurs. Nous établissons ce bilan avant d’engager la première pelle.

Étapes clés

L’étude géotechnique intervient dès la conception, pas après le premier coup de godet. Elle identifie la nature des couches, la présence d’eau et le niveau d’assise. Nous la lisons avec vous et nous en tirons la profondeur d’ancrage et le mode de fondation retenus.
Le bornage délimite officiellement la parcelle ; le piquetage reporte au sol l’emprise du bâtiment, les niveaux et les emplacements réservés aux canalisations. C’est l’étape où l’on vérifie que le projet entre réellement dans le terrain, avec ses reculs et ses accès.
Aucune pelle ne rentre avant les déclarations de travaux. Nous déposons la DICT, nous attendons les réponses des exploitants et nous faisons repérer les réseaux existants sur le terrain. C’est ce qui évite la coupure, l’accident et le litige.
Broussailles, souches et gravats sont retirés, les accès engins sont créés. La terre végétale est ensuite décapée sur son épaisseur réelle et mise en dépôt séparé sur la parcelle : elle n’est ni mélangée aux déblais, ni évacuée, elle sera reprise en fin de chantier pour les abords.
Le déblai descend à la cote projet, par passes successives, avec un contrôle permanent des niveaux. Nous cherchons l’équilibre entre ce qui sort et ce qui sera remis en place, pour limiter les rotations de camions et les apports de matériaux.
La surface obtenue est examinée avant toute suite. Les zones molles, les remblais anciens et les hétérogénéités sont purgés et remplacés par un matériau apte, compacté. En terrain karstique, c’est aussi le moment où l’on vérifie qu’aucun vide ne se cache sous l’assise.
Les fouilles sont ouvertes selon le plan de fondation : en tranchée pour des semelles filantes, en puits pour des plots, en pleine masse pour un sous-sol. La profondeur retenue est celle qu’imposent l’étude de sol et l’ancrage dans le bon terrain, jamais un minimum par défaut.
Une maison neuve se protège de l’eau avant d’être construite : nous donnons à la plateforme sa pente d’évacuation et nous conduisons les eaux vers un exutoire identifié, à l’écart du pourtour du bâtiment. Les remblais sont mis en œuvre par couches et compactés, la plateforme est réglée à sa cote finale, puis réceptionnée avec vous et votre constructeur avant l’intervention du maçon.

Le point technique

Ici, ce n’est pas le gel qui commande la profondeur des fondations. C’est l’argile.

La profondeur des fondations n’est pas une question de gel.

En Dordogne et dans le Lot, nous sommes en zone tempérée : la profondeur hors gel est de 0,50 m. Beaucoup de gens s’arrêtent à ce chiffre. Il est presque toujours faux pour une maison.

L’arrêté du 22 juillet 2020 fixe les techniques de construction dans les zones exposées au retrait-gonflement des sols argileux. Son article 2 impose une profondeur minimale d’ancrage des fondations de 0,80 m en aléa moyen et 1,20 m en aléa fort, sauf rencontre d’un sol dur non argileux plus haut. Or Gourdon et Salviac sont classées en aléa fort à l’échelle communale ; Sarlat-la-Canéda, Cénac-et-Saint-Julien et Florimont-Gaumier sont en aléa moyen. Autrement dit, sur une grande partie de notre zone d’intervention, une fondation descend à plus du double de la profondeur que le hors-gel laisserait imaginer. Le même texte impose par ailleurs d’éloigner les arbres d’une distance égale à leur hauteur adulte ou de poser un écran anti-racines d’au moins 2 m de profondeur, d’éloigner les eaux pluviales du pourtour du bâtiment, et de couler les fondations en continu, sans dissymétrie.

À cela s’ajoute une réalité de terrain que personne ne peut lire sur une carte : nos sols ne sont pas homogènes. Sur les plateaux de la Bouriane, autour de Gourdon et de Salviac, les calcaires gréseux alternent avec des poches d’argile de décalcification. En vallée de la Dordogne, du côté de Sarlat-la-Canéda et de Cénac-et-Saint-Julien, on travaille des terrasses alluviales à portance variable, sous lesquelles le calcaire dur du Crétacé peut remonter sans prévenir. Partout, le karst — cloups, combes, vides — impose de vérifier le fond de fouille plutôt que de le supposer.

C’est pour cette raison que nous venons voir le terrain avant de chiffrer, et que nous ajustons en cours de chantier quand le sol le demande. Nos réalisations le disent mieux qu’un argumentaire : des maisons neuves photographiées du décapage à la plateforme réglée, sur des terrains qui ne se ressemblaient pas.

Questions fréquentes

La profondeur hors gel est de 0,50 m en Dordogne et dans le Lot, mais ce n’est presque jamais elle qui commande. L’arrêté du 22 juillet 2020 impose une profondeur minimale d’ancrage de 0,80 m en zone d’aléa moyen de retrait-gonflement des argiles et de 1,20 m en zone d’aléa fort. Gourdon et Salviac sont classées en aléa fort ; Sarlat-la-Canéda, Cénac-et-Saint-Julien et Florimont-Gaumier en aléa moyen. La valeur définitive reste celle que fixent l’étude de sol et l’ancrage dans un horizon d’assise homogène et porteur.
Oui, en zone d’exposition moyenne ou forte au retrait-gonflement des argiles, ce qui couvre l’ensemble de notre secteur. La loi ELAN, codifiée aux articles L112-20 à L112-25 du code de la construction et de l’habitation, impose une étude G1 à la charge du vendeur lors de la vente d’un terrain constructible non bâti, et une étude G2 à la charge du maître d’ouvrage avant la signature d’un contrat de construction de maison individuelle, ainsi que pour les extensions de plus de 20 m². Une étude reste valable 30 ans tant que le sol n’est pas remanié. Le nouveau zonage national du retrait-gonflement des argiles s’applique aux promesses et actes de vente et aux contrats de construction conclus depuis le 1er juillet 2026.
Il n’existe pas de tarif standard, et méfiez-vous d’un prix annoncé sans visite. Ce qui fait varier la facture est identifiable et se chiffre : le volume réellement déplacé, la nature du sol — rocher, argile, sable ne se travaillent pas au même rendement —, la pente et l’accessibilité du terrain, le linéaire de tranchée, la distance jusqu’au site d’évacuation et la part de matériaux réemployables sur place. Deux postes sont systématiquement sous-estimés dans les devis initiaux : le linéaire de tranchée et l’évacuation des terres. Nous relevons l’un et l’autre avant de chiffrer.
La déclaration de projet de travaux (DT) incombe au maître d’ouvrage, la déclaration d’intention de commencement de travaux (DICT) à l’entreprise qui exécute. Lorsque vous êtes à la fois maître d’ouvrage et donneur d’ordre d’un chantier que vous faites réaliser, une déclaration conjointe DT-DICT est possible. Les exploitants disposent de 9 jours calendaires pour répondre à une déclaration dématérialisée. Nous prenons ces démarches en charge et nous n’ouvrons pas avant d’avoir les réponses.
Parce que la terre foisonne. Une fois extraite, elle occupe environ 25 % de volume de plus qu’en place : on retient un coefficient de 1,25. Une fouille de 100 m³ représente donc de l’ordre de 125 m³ à charger. Ce n’est pas une majoration commerciale, c’est une propriété du matériau — et c’est aussi pourquoi le réemploi sur place, quand il est possible, fait baisser la facture.
La terre végétale est mise en dépôt séparé et reprise en fin de chantier pour vos abords. Pour le reste, l’article L. 541-4-1 du code de l’environnement est clair : des terres non dangereuses, réemployées à l’état naturel et sur le site même de leur extraction pour des travaux de construction, ne sont pas des déchets. Nous cherchons donc d’abord à les réemployer sur votre parcelle. Ce qui doit sortir du site change de statut : ces terres sont alors orientées vers une installation autorisée, avec la traçabilité correspondante.
Ce n’est pas une question de saison mais d’état du sol. Un même terrain ne se comporte pas de la même façon selon son humidité : une argile détrempée ne se compacte pas, et un remblai mis en place trop humide se tassera plus tard. Nous suivons la météo avant et pendant le chantier, nous laissons les périodes de séchage nécessaires et nous tenons compte des cycles gel-dégel avant de couler. C’est pour cela qu’un terrassement de février et un terrassement de juillet ne se conduisent pas de la même manière.
Par la mesure, pas à l’œil. Le NF DTU 13.3 demande un module de déformation du support d’au moins 30 MPa/m, vérifié à l’essai à la plaque, et une couche de forme d’au moins 20 cm en grave 0/31,5 lorsqu’un renforcement s’impose. La tolérance de niveau du support est de ±10 mm. Nous réglons et nous contrôlons avant de vous remettre la plateforme, parce que ce qui se rattrape en terrassement coûte cent fois moins cher que ce qui se rattrape sous une dalle.

Vous construisez sur Gourdon, Salviac, Sarlat ou Cénac ? Nous venons voir le terrain avant de chiffrer.

Réalisations