Creuser le bassin, tenir la fouille, gérer l’eau autour : le travail du terrassier avant le pisciniste.
1,30 m
un quart
2 ans
Un terrassement de piscine cumule trois problèmes que l’on traite rarement ensemble.
Le premier est la fouille elle-même. Un bassin descend presque toujours au-delà de 1,30 m, seuil à partir duquel une fouille à parois verticales doit être soutenue dès qu’un homme y descend. En pratique, on travaille en talutage, avec une pente adaptée à la nature des terres — ce qui suppose de l’emprise autour du bassin. C’est la première chose à vérifier sur une parcelle serrée : la place nécessaire n’est pas celle du bassin, c’est celle de la fouille et de sa plage de travail.
Le deuxième est l’évacuation d’un volume important en une seule fois. Un bassin courant représente plusieurs dizaines de mètres cubes en place, auxquels s’ajoute le foisonnement — la terre extraite occupe environ un quart de volume de plus. Cela se compte en rotations de camions, et cela se prépare : où stocker, où évacuer, quelle part réemployer sur la parcelle en modelage ou en remblai.
Le troisième est l’accès. Une pelle et des camions doivent atteindre le fond du jardin sans casser ce qui existe. Passage sous un porche, largeur d’un portail, portance d’une allée existante, réseaux enterrés sur le trajet : ce sont ces détails, plus que le bassin, qui font varier un devis.
Le point technique
Et un quatrième, propre à notre territoire : ce qu’on trouve au fond.
Sur les plateaux calcaires du Périgord Noir et de la Bouriane, deux scénarios opposent leurs contraintes. Ou bien le rocher affleure à un mètre et il faut le dérocter — brise-roche, rendement divisé, volume de matériau dur à évacuer. Ou bien on tombe dans une poche d’argile plastique, un cloup comblé, un vide karstique, et c’est la question inverse qui se pose : sur quoi le bassin va-t-il reposer. Les deux se rencontrent parfois sur la même emprise.
Une entreprise qui annonce un forfait de terrassement de piscine sans être venue sur place ne peut pas savoir dans lequel des deux cas elle se trouve. Nous préférons le dire avant : nous reconnaissons le terrain, nous annonçons ce que nous voyons, et nous chiffrons la variante rocheuse séparément plutôt que de la découvrir en cours de chantier.
Le remblaiement périphérique, enfin, est le poste le plus sous-estimé. C’est lui qui décide de la tenue des plages et des margelles. Un remblai jeté en vrac autour du bassin tasse pendant deux ans, et la plage se fissure au-dessus. Nous remblayons en matériau drainant, par couches compactées, avec une pente de surface dirigée vers l’extérieur du bassin — jamais vers lui.
La coordination avec le pisciniste se prépare, elle ne s’improvise pas. Nous intervenons deux fois sur un chantier de piscine, et rarement de façon consécutive : une première fois pour la fouille, les tranchées annexes et le réglage du fond, une seconde après la pose du bassin pour le remblaiement périphérique et la reprise des abords. Entre les deux, la fouille reste ouverte : elle doit être protégée des eaux de ruissellement, et son talus ne doit pas être chargé par les déblais stockés. Un délai qui s’allonge entre les deux interventions — attente d’une coque, d’un ferrailleur, d’une accalmie — se paie en reprise de fond de fouille. Nous calons ce planning avec votre pisciniste avant de commencer, pas pendant.
Nous terrassons des piscines sur Sarlat-la-Canéda, Cénac-et-Saint-Julien, Gourdon et Salviac, chez des particuliers comme pour des gîtes et des chambres d’hôtes.