Ce que vous ne pouvez plus brûler, il faut l'évacuer
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8 jours
9 mois sur 12
La location de benne paraît être le poste le plus banal d’un chantier. C’est pourtant celui qui pose le plus de questions au dernier moment, et souvent celui qui bloque : où la poser, combien de temps la garder, ce qu’on a le droit d’y mettre.
Une raison de fond a changé la donne ces dernières années. Le brûlage à l’air libre des déchets verts est interdit, et l’infraction est une contravention de quatrième classe punie de sept cent cinquante euros. En Dordogne, une tolérance subsiste pour les particuliers, mais uniquement du 1er octobre au dernier jour de février, avec déclaration écrite en mairie cinq jours avant, entre dix heures et seize heures, par vent inférieur à vingt kilomètres par heure, sous surveillance permanente jusqu’à extinction complète. En commune urbaine, l’interdiction est totale toute l’année.
Autrement dit : neuf mois sur douze, ce qui sortait autrefois du terrain par le feu doit désormais en sortir par une benne, ou rester sur place sous forme de broyat. Ce n’est pas un argument commercial, c’est l’état du droit, et il vaut mieux le savoir avant de commencer un chantier que le découvrir avec un tas de branches sur les bras.
Le point technique
Une benne posée sur votre propriété ne demande aucune formalité. Il faut seulement que le camion puisse accéder à l’emplacement, manoeuvrer et repartir chargé — ce qui n’est pas la même chose qu’accéder à vide.
Sur le domaine public, en revanche, il faut un permis de stationnement, à demander en mairie au moins huit jours avant la pose. Le délai de réponse va couramment d’une à quatre semaines, et une redevance de voirie peut s’appliquer selon la commune. La signalisation aux abords est obligatoire. Une benne posée sans autorisation peut être retirée immédiatement, aux frais de celui qui l’a fait poser, avec amende. Nous engageons cette démarche pour vous quand elle s’impose, et nous vous disons en amont si le délai est compatible avec votre planning.
Une benne de gravats inertes, une benne de terre, une benne de végétaux et une benne d’encombrants ne partent pas au même endroit et ne coûtent pas la même chose. Mélanger les flux, c’est faire basculer l’ensemble du chargement dans la filière la plus chère. La question du tri se pose donc avant la dépose, pas au moment de l’enlèvement : selon le chantier, deux bennes successives coûtent moins cher qu’une seule mal remplie.
Quand une obligation légale de débroussaillement déborde sur la parcelle voisine, le bois coupé appartient au propriétaire du terrain, pas à celui qui a fait couper. Il faut donc lui demander s’il souhaite le garder — et s’il n’en veut pas, l’évacuer. C’est une situation courante autour de Florimont-Gaumier et de Cénac-et-Saint-Julien, et elle se règle bien mieux avant l’intervention qu’après.
Une benne chargée concentre plusieurs tonnes sur quatre points d’appui. Posée sans précaution sur un enrobé encore jeune, sur des pavés ou sur une allée stabilisée, elle laisse des empreintes que rien ne rattrape. Nous calons la benne sur des appuis répartis quand le support le demande, et nous en parlons avant, pas après.
Nous déposons des bennes à Sarlat-la-Canéda et Cénac-et-Saint-Julien, où un dépôt sur voirie en centre ancien suppose presque toujours un permis de stationnement, comme à Gourdon et Salviac, où c’est plutôt la distance à la déchèterie qui rend la benne intéressante.