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Viabilisation : gaines techniques et eau potable

Gaines techniques, eau potable et évacuation : amener tous les réseaux au bâti, dans le bon ordre et aux bonnes distances.

Amener l’eau, l’électricité, le télécom et l’évacuation jusqu’à la construction, c’est faire cohabiter dans un même volume de terre des réseaux qui ne se supportent pas n’importe comment. La superposition, les distances et le repérage ne sont pas des raffinements : ce sont les règles qui rendent la tranchée commune possible.

60 cm

Profondeur d’enfouissement de l’électricité, de l’éclairage et du télécom

20 à 30 cm

Hauteur du grillage avertisseur à sa couleur normalisée au-dessus du réseau

20 cm

Distance minimale entre deux réseaux, mesurée entre génératrices voisines

Il y a un ordre, et il n’est pas négociable.

Dans une tranchée commune, les réseaux ne se posent pas côte à côte au hasard de ce qui arrive en premier. Deux principes commandent l’agencement.

On sépare les réseaux secs des réseaux humides. Électricité, gaz et télécommunications d’un côté ; eau potable, eaux usées et eaux pluviales de l’autre. Une fuite sur un réseau humide ne doit pas venir noyer un fourreau électrique.

L’assainissement se pose sous l’eau potable, jamais au-dessus. La raison est sanitaire et sans appel : si l’un des deux fuit, il faut que la contamination de l’eau potable soit physiquement impossible. C’est la règle qu’on retrouve violée le plus souvent sur les installations anciennes, et elle ne se rattrape pas autrement qu’en rouvrant.

Les distances, ensuite. Au minimum 20 cm entre deux réseaux enterrés, mesurés entre génératrices voisines et non entre axes, en parallèle comme en croisement. 30 cm par rapport à une construction. Et de l’ordre de 40 à 50 cm entre l’eau potable et un réseau sec selon sa nature. Certains concessionnaires imposent des distances supérieures : leurs prescriptions l’emportent toujours sur ces valeurs génériques.

Les profondeurs, enfin, ne sont pas les mêmes pour tous : de l’ordre de 60 cm pour l’électricité, l’éclairage et le télécom, 70 cm pour le gaz, un mètre pour l’eau potable et l’assainissement — sous réserve, là encore, de ce qu’exige le concessionnaire local.

Étapes clés

Consultation du guichet unique, déclaration à chaque exploitant, analyse des récépissés et des classes de précision annoncées. Sur un raccordement, on travaille par définition à proximité immédiate d’ouvrages en service.
Le tracé est reporté au sol en tenant compte des distances aux constructions et aux arbres, et de la position relative que devront occuper les réseaux entre eux. C’est à ce moment qu’on voit si une tranchée commune est possible ou s’il en faudra deux.
Largeur suffisante pour tenir les distances entre réseaux, profondeur donnant à chacun sa couverture propre. Une tranchée commune n’est pas une tranchée étroite où l’on empile : c’est une tranchée plus large, où l’on range.
Lit de sable d’au moins 10 cm, réglé et purgé de tout élément anguleux. C’est ce qui évite qu’une conduite repose sur un point dur, lequel finit toujours par la percer ou la fissurer sous les charges.
Assainissement au niveau le plus bas, eau potable au-dessus, réseaux secs séparés des réseaux humides. Au minimum 20 cm entre deux réseaux, 30 cm des constructions, davantage entre l’eau potable et un réseau sec.
Enrobage en matériau non susceptible d’être entraîné par l’eau, puis un grillage avertisseur par réseau, à sa couleur, 20 à 30 cm au-dessus. Les fourreaux sont laissés aiguillés et repérés à leurs extrémités.
Regard de comptage placé hors des zones de stationnement, coffrets accessibles, attentes laissées en limite pour les concessionnaires. Un coffret placé pour la commodité du chantier et non pour celle du client se paie ensuite tous les jours.
Épreuve sous pression puis rinçage et désinfection de la conduite d’eau potable avant mise en service. Relevé du tracé avant remblaiement, remblai compacté par couches, et remise du plan de récolement.

Le point technique

L’assainissement se pose toujours sous l’eau potable. En cas de fuite, la contamination doit être physiquement impossible.

Le repérage : ce qui protégera vos réseaux dans vingt ans.

Chaque réseau reçoit son propre grillage avertisseur, à sa couleur normalisée, posé 20 à 30 cm au-dessus de lui : bleu pour l’eau potable, marron pour l’assainissement et les eaux pluviales, rouge pour l’électricité, jaune pour le gaz, vert pour les télécommunications. Un réseau enterré sans grillage est un réseau qui sera coupé un jour — souvent par son propre propriétaire, dix ans plus tard, en plantant un arbre ou en creusant une fondation de terrasse.

Nous laissons par ailleurs les fourreaux aiguillés et nous relevons le tracé avant remblaiement. Ce plan de récolement ne coûte rien à établir pendant que la tranchée est ouverte, et il vaut cher le jour où il faut tirer un câble supplémentaire ou retrouver une arrivée.

Sur l’eau potable, deux étapes de réception ne se négocient pas : l’épreuve sous pression, qui vérifie l’étanchéité et la tenue des assemblages, et le rinçage suivi de la désinfection avant mise en service. Une conduite neuve a été stockée, coupée, manipulée et posée dans une tranchée ouverte : elle n’est pas propre au sens sanitaire du terme. Les deux opérations se font avant remblaiement définitif, jamais après.

Un mot sur le partage des tâches, qui est la première source de mauvaise surprise : la frontière entre ce que pose le concessionnaire et ce qui vous incombe varie d’un réseau à l’autre et d’un service à l’autre. Certains posent jusqu’au compteur, d’autres s’arrêtent en limite et vous laissent la tranchée, le fourreau et le regard à préparer. Nous vérifions ce point réseau par réseau avant de chiffrer.

Cette vérification compte particulièrement dans les hameaux de Salviac et Gourdon, où les points de piquage sont souvent éloignés et rarement groupés, alors qu’à Sarlat-la-Canéda et Cénac-et-Saint-Julien la difficulté tient plutôt à la densité des réseaux déjà en place.

Questions fréquentes

Oui, sous conditions, et c’est une vraie économie de terrassement. Il faut respecter au moins 20 cm entre deux réseaux, mesurés entre génératrices voisines et non entre axes ; séparer les réseaux secs des réseaux humides ; poser l’assainissement en dessous de l’eau potable ; et donner à chaque réseau son grillage avertisseur à sa couleur. La conséquence pratique surprend parfois : une tranchée commune n’est pas une tranchée étroite où l’on empile, c’est une tranchée plus large où l’on range. Certains concessionnaires imposent en outre leurs propres distances, plus sévères, et elles l’emportent.

Pour rendre la contamination physiquement impossible. Si une conduite d’eaux usées fuit alors qu’elle est placée au-dessus d’une conduite d’eau potable, l’effluent percole vers celle-ci ; et une conduite d’eau potable qui se dépresurise peut aspirer ce qui l’entoure. En inversant l’ordre, ce scénario disparaît. C’est une règle simple, mais c’est celle qu’on retrouve le plus souvent violée sur les installations anciennes — et elle ne se rattrape pas autrement qu’en rouvrant la tranchée. Elle se vérifie donc à la pose, pas après.

Les ordres de grandeur couramment retenus sont de 60 cm pour l’électricité, l’éclairage et le télécom, 70 cm pour le gaz, et un mètre pour l’eau potable et l’assainissement. Deux précisions importantes : ce sont des minima, et les prescriptions du concessionnaire local ainsi que la profondeur hors gel priment toujours. Par ailleurs, un réseau gravitaire d’assainissement n’obéit pas à une profondeur de confort mais à sa pente : c’est le fil d’eau qui commande, et il peut imposer bien plus d’un mètre en bout de parcours.

De l’ordre de deux mètres en zone rurale et un mètre cinquante en zone urbaine pour les sujets dépassant le mètre de hauteur, et la coupe de racines de plus de cinq centimètres de diamètre est à proscrire — c’est une atteinte durable à la stabilité de l’arbre. Pour l’assainissement, comptez trois mètres. La véritable précaution consiste à raisonner sur l’arbre adulte et sur l’essence : saules, peupliers, acacias et bambous cherchent l’eau et entrent dans les réseaux par le moindre défaut d’étanchéité. Une barrière anti-racines se pose facilement en prévention, jamais en réparation.

Oui, et c’est distinct de l’épreuve de pression. L’épreuve sous pression vérifie l’étanchéité mécanique et la tenue des assemblages ; le rinçage puis la désinfection traitent la qualité sanitaire de l’eau. Une conduite neuve a été stockée, transportée, coupée et posée dans une tranchée ouverte : elle n’est pas propre au sens où l’entend le code de la santé. Les deux opérations se font avant remblaiement définitif, parce que c’est le seul moment où un défaut se corrige sans rouvrir.

Le compteur relève du concessionnaire ; notre part est de préparer la tranchée, le fourreau et le regard, et d’amener la conduite jusqu’au point convenu. Mais la frontière exacte varie d’un service à l’autre et d’un réseau à l’autre : certains posent jusqu’au compteur, d’autres s’arrêtent en limite de propriété. C’est précisément ce que nous vérifions réseau par réseau avant de chiffrer, pour que le devis couvre ce qui vous incombe — ni plus, ni moins. Une mauvaise surprise sur ce point se solde toujours par un avenant.

À prévenir la prochaine pelle avant qu’elle n’atteigne le réseau. Chaque réseau reçoit le sien, à sa couleur normalisée — bleu pour l’eau potable, marron pour l’assainissement et les eaux pluviales, rouge pour l’électricité, jaune pour le gaz, vert pour les télécommunications — posé 20 à 30 cm au-dessus de lui. Le détail auquel on ne pense pas : celui qui coupera votre réseau dans dix ans, c’est le plus souvent vous, en plantant un arbre ou en creusant une fondation de terrasse. Le grillage vous protège de vous-même autant que des autres.

Des réseaux à amener jusqu’au bâti ? Nous vérifions qui pose quoi avant d’ouvrir la tranchée.

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