Univers Aménagement extérieur

Réserve incendie

Ce que la Dordogne demande, et ce que le Lot demande en plus

Nous réalisons les réserves incendie prescrites à l’instruction d’un permis, en Dordogne comme dans le Lot : terrassement, pose de la citerne, plateforme de mise en station des engins et accès. Nous vérifions le règlement départemental applicable avant de chiffrer.

30 m³

Volume utile minimal d’une réserve, suffisant en risque courant faible

400 m

Distance maximale au point d’eau en Dordogne pour un risque courant faible

8 m × 4 m

Plateforme de mise en station d’un poids lourd, règlement du Lot

La défense extérieure contre l’incendie tombe presque toujours de la même façon : à l’instruction d’un permis de construire, la commune indique qu’aucun point d’eau public ne dessert la parcelle et qu’une réserve doit être créée. Le porteur du projet découvre alors un sujet qu’il n’avait pas anticipé, et cherche des réponses sur internet où il tombe sur des règles périmées.

Car ce qui circule encore — cent vingt mètres cubes, soixante mètres cubes par heure pendant deux heures, quatre cents mètres — vient de circulaires de 1951, 1957 et 1967 qui sont abrogées. Depuis l’arrêté du 15 décembre 2015, il n’existe plus de prescription nationale uniforme. Le principe est désormais une démarche par objectif, adaptée au risque réel, et c’est le règlement départemental qui fixe les volumes et les distances. Le maire, au titre d’une police administrative spéciale prévue par l’article L. 2213-32 du code général des collectivités territoriales, arrête la défense incendie de sa commune.

Conséquence directe pour vous : la règle change en franchissant une limite départementale. Nous travaillons de part et d’autre de celle qui sépare la Dordogne du Lot, et ce n’est pas une nuance de forme.

Étapes clés

Nous partons du courrier de la commune ou de l'avis joint au permis, et nous identifions précisément ce qui est demandé : volume, délai de mobilisation, distance.
Dordogne ou Lot, les grilles diffèrent. Nous confrontons la prescription au règlement applicable à votre parcelle avant d'établir le moindre chiffrage.
Citerne enterrée, citerne aérienne, bâche souple ou point d'aspiration aménagé sur une ressource existante. Le terrain, l'accès et le volume commandent le choix.
Position de la réserve, tracé d'accès des engins et emplacement de l'aire de mise en station, avec les distances mesurées par les cheminements réellement praticables.
Fouille de la citerne et décaissement de la plateforme, avec purge des zones molles et vérification de la portance du fond de forme.
Couche de forme compactée, portance dimensionnée pour un poids lourd, réglage de la pente à deux pour cent au maximum, dispositif fixe de calage des engins.
Lit de pose, mise en place, ancrage si le terrain l'impose, puis remblaiement latéral par couches au matériau prescrit.
Demi-raccord symétrique, canalisation rigide ou semi-rigide, crépine sans clapet placée à cinquante centimètres du fond au minimum et trente centimètres sous le niveau d'eau le plus bas.
Aménagement du chemin d'accès aux dimensions d'une voie engins, signalisation du point d'eau et échelle graduée de niveau pour les réserves à l'air libre.
La mise en service comporte une visite de réception déclenchée par le propriétaire, puis une reconnaissance opérationnelle organisée par le SDIS. Nous préparons le dossier avec vous.

Le point technique

Pour la même maison au même isolement, la Dordogne demande 60 m³ et le Lot en demande 120. Nous intervenons des deux côtés de cette limite.

Le comparatif Dordogne – Lot

Une maison de moins de deux cent cinquante mètres carrés, suffisamment écartée des constructions voisines pour disposer de huit mètres d’aire libre, relève du risque courant faible dans les deux départements. Trente mètres cubes suffisent. La Dordogne fixe alors le point d’eau à quatre cents mètres au plus ; le Lot retient une fourchette de deux cents à quatre cents mètres.

Descendez sous ces huit mètres d’isolement et tout change. En Dordogne, il faut soixante mètres cubes par heure pendant une heure, avec un point d’eau à deux cents mètres. Dans le Lot, il faut soixante mètres cubes par heure pendant deux heures, ou cent vingt mètres cubes immédiatement disponibles. Le volume à créer double d’un département à l’autre, pour la même maison.

Les deux règlements ne raisonnent d’ailleurs pas de la même manière. La Dordogne classe d’abord par surface de plancher et par isolement, avec des seuils nets — vingt mètres carrés, deux cent cinquante, cinq cents — et l’aire libre de huit mètres comme ligne de bascule. Elle prévoit deux cas de dispense : la construction de moins de vingt mètres carrés sans risque de propagation, et l’habitat dispersé de moins de cent mètres carrés situé à huit cents mètres ou plus de toute autre construction par des chemins praticables. Le Lot raisonne d’abord en potentiel calorifique et en risque de propagation, et chiffre ensuite.

Les distances ne se mesurent pas à vol d’oiseau

Les deux départements l’écrivent : la distance se calcule par les cheminements praticables par les moyens des sapeurs-pompiers. Sur un terrain du causse desservi par un chemin sinueux, l’écart avec la mesure à vol d’oiseau est considérable, et c’est ce qui déclenche l’obligation. Le règlement du Lot explique même d’où vient sa distance de quatre cents mètres : c’est la longueur des tuyaux dont sont équipés les engins de base du département. La règle n’a rien d’arbitraire.

La plateforme, c’est notre métier

Une réserve ne se résume pas à la citerne. Les pompiers doivent pouvoir mettre un engin en station et aspirer. Le règlement du Lot fixe une plateforme d’au moins quatre mètres sur trois pour une motopompe remorquable, et de huit mètres sur quatre pour un véhicule poids lourd, avec une résistance au poinçonnement permettant la mise en station de ce poids lourd, une pente limitée à deux pour cent, un dispositif fixe de calage, et une plateforme par tranche de cent vingt mètres cubes d’eau utilisable.

Une plateforme portante de huit mètres sur quatre réglée à deux pour cent, c’est un décaissement, une couche de forme, un compactage contrôlé et un réglage de pente. C’est exactement ce que nous savons faire, et c’est là que se joue la conformité le jour de la visite de réception.

Le volume à créer se travaille

Si la réserve est réalimentée automatiquement par un réseau sous pression, le volume prescrit est réduit du double du débit horaire d’appoint. Avec un appoint de quinze mètres cubes par heure, une prescription de cent vingt mètres cubes tombe à quatre-vingt-dix mètres cubes à réaliser. Le volume utile minimal d’une réserve reste de trente mètres cubes.

Autre piste : une réserve peut être alimentée par les eaux de pluie, collectées en toiture ou au sol, à condition qu’une vanne de barrage du collecteur évite les retours d’eau d’extinction. La réserve d’eau enterrée et la réserve incendie relèvent alors du même ouvrage.

Deux cas particuliers que peu de monde connaît

Les piscines privées n’entrent pas dans la défense incendie d’une maison : le règlement du Lot l’écrit noir sur blanc, faute de pérennité de la ressource, de pérennité de la situation juridique du bien en cas de vente, et d’accès des engins. Elles servent à l’auto-protection, rien de plus. Dans un camping ou un établissement recevant du public, c’est différent : la piscine peut être reconnue comme point d’eau, à condition d’être pérenne, accessible, conventionnée avec la commune et conforme au règlement.

Les bâtiments agricoles se traitent à part. Le règlement du Lot recommande de privilégier des capacités d’extinction sur place, éventuellement communes avec des réserves d’irrigation ou d’abreuvement, avec des prises d’eau utilisables par les sapeurs-pompiers. Il admet même qu’après analyse, certains bâtiments isolés puissent ne pas disposer de défense spécifique. Il conclut qu’il faut rechercher des solutions pragmatiques, adaptées aux risques, simples et durables. Nous partageons cette lecture : on ne vend pas une réserve dont personne n’a besoin.

En Dordogne, les points d’eau sont contrôlés tous les deux ans dans toutes les communes du département, et la mise en service comporte une visite de réception déclenchée par le propriétaire de l’installation, suivie d’une reconnaissance opérationnelle initiale organisée par le SDIS. Nous vous accompagnons jusque-là.

Gourdon et Salviac relèvent du règlement du Lot ; Sarlat-la-Canéda et Cénac-et-Saint-Julien de celui de la Dordogne. Nous travaillons dans les quatre, et nous ne chiffrons jamais une réserve avant d’avoir lu le règlement qui s’applique à votre parcelle.

Questions fréquentes

Non. Ce chiffre vient de circulaires abrogées et n'est plus une prescription nationale. Le volume dépend du niveau de risque et du règlement départemental. Pour une habitation isolée classée en risque courant faible, trente mètres cubes suffisent dans les deux départements.
Parce que sur le risque courant ordinaire, les deux règlements divergent. La Dordogne demande soixante mètres cubes par heure pendant une heure. Le Lot demande le même débit pendant deux heures, ou cent vingt mètres cubes immédiatement disponibles. Même maison, volume double.
En Dordogne, quatre cents mètres au plus en risque courant faible, deux cents mètres en risque courant ordinaire, cent cinquante mètres en risque courant important. Dans le Lot, deux cents à quatre cents mètres selon le risque. Ces distances se mesurent par les cheminements praticables, pas à vol d'oiseau.
Oui, si la réserve est réalimentée par un réseau sous pression : le volume prescrit est diminué du double du débit horaire d'appoint. Avec quinze mètres cubes par heure d'appoint, une prescription de cent vingt tombe à quatre-vingt-dix. Le plancher reste de trente mètres cubes utiles.
Pour une maison, non. Le règlement du Lot l'écarte expressément : ni la pérennité de la ressource, ni celle de la situation juridique en cas de vente, ni l'accès des engins ne sont garantis. Dans un camping ou un établissement recevant du public, elle peut en revanche être reconnue, sous conditions et avec conventionnement communal.
Quatre mètres sur trois au minimum pour une motopompe remorquable, huit mètres sur quatre pour un véhicule poids lourd, portante pour ce poids lourd, avec une pente maximale de deux pour cent et un dispositif fixe de calage. Il faut une plateforme par tranche de cent vingt mètres cubes utilisables.
Oui. Les citernes et réserves fixes peuvent être alimentées par collecte en toiture ou au sol. Une vanne de barrage sur le collecteur est nécessaire pour éviter les retours d'eau d'extinction.
En Dordogne, oui : une construction de moins de vingt mètres carrés sans risque de propagation ne déclenche aucune exigence, et l'habitat dispersé de moins de cent mètres carrés situé à huit cents mètres ou plus de toute autre construction, par des chemins praticables, non plus.
Le Lot recommande de privilégier des capacités d'extinction sur place, éventuellement mutualisées avec une réserve d'irrigation ou d'abreuvement, avec des prises d'eau aménagées pour les sapeurs-pompiers. Certains bâtiments isolés peuvent même ne pas relever d'une défense spécifique après analyse.
Le maire, au titre de sa police spéciale de la défense extérieure contre l'incendie prévue par l'article L. 2213-32 du code général des collectivités territoriales. C'est lui qui arrête la défense incendie de la commune et fait procéder aux contrôles.

Une réserve incendie vous a été prescrite ?

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