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Aménagement des abords de piscine

La plage n'est pas un revêtement, c'est le couvercle d'un remblai

Nous réalisons les abords de piscine en Périgord Noir et dans le nord du Lot : reprise du remblai périphérique, drainage, couche de fondation compactée, réglage des pentes et support définitif de plage. Y compris autour d’un bassin que nous n’avons pas posé.

10 m²

Surface de bassin à partir de laquelle une déclaration préalable est exigée

1 %

Pente d’écoulement d’une plage, dirigée vers le jardin et non vers le bassin

R11

Classement antidérapant DIN 51130 couramment retenu autour d’un bassin privé

Quand une plage de piscine se fissure, se creuse ou se décale, la première réaction est de mettre en cause le revêtement. C’est presque toujours faux. Le revêtement ne fait que suivre ce qui se passe dessous, et ce qui se passe dessous, c’est le remblai périphérique du bassin.

Pour poser une piscine, on creuse une fouille plus large que le bassin, puis on remblaie l’espace entre la paroi et le terrain. Ce remblai est jeune : il n’a pas l’histoire géologique du sol en place. S’il a été repoussé à la pelle sans être mis en œuvre par couches ni serré, il tasse. Il tasse pendant des mois, parfois des années, et il emporte tout ce qu’on a posé dessus : margelles désaffleurées, dalles basculées, joints qui s’ouvrent.

C’est pour cette raison qu’un terrassier a sa place autour d’un bassin qu’il n’a pas installé. Le piscinier livre un ouvrage étanche ; l’anneau de terre qui l’entoure est un autre métier. Nous commençons donc toujours par regarder ce remblai avant de parler de finition, et nous le disons quand il faut le reprendre.

Étapes clés

Avant tout, nous vérifions l'état du remblai autour du bassin. S'il n'a pas été mis en œuvre par couches, il faut le reprendre : c'est la cause réelle de la plupart des désordres de plage.
Nous décaissons à la profondeur de la structure de plage retenue, en tenant compte de l'épaisseur du revêtement et du niveau fini des margelles.
Lorsque le terrain remonte d'un côté ou que l'eau du sol est proche, nous posons un drain périphérique raccordé à un exutoire gravitaire.
Géotextile anticontaminant, puis grave mise en œuvre par lits pour éviter la migration des fines et garantir la portance du support.
Compactage par couches et contrôle de la planéité. C'est à ce stade que se décide la tenue de la plage, pas au moment de la pose.
Écoulement dirigé vers l'extérieur du bassin, jamais vers lui, avec un point de sortie identifié pour l'eau collectée.
Dalle béton, lit de grave compactée ou plots réglables selon le revêtement retenu et la nature du terrain.
Pose des margelles au niveau, puis du revêtement de plage, avec les joints de dilatation qui absorberont les variations de température.
Reprise des niveaux entre la plage et le jardin : talus adouci, muret bas, escalier de liaison ou emmarchement selon la dénivelée.

Le point technique

Ce qui fissure une plage de piscine n'est presque jamais la plage. C'est le remblai autour du bassin, qui tasse pendant la première année.

Une plage se pente vers le jardin

La deuxième erreur classique tient en un signe. Une plage doit s’écouler vers l’extérieur du bassin, jamais vers lui. Une pente de un pour cent suffit généralement. Dirigée vers l’eau, elle envoie dans le bassin tout ce qui traîne au sol : poussière, sable, herbe de tonte, produits de nettoyage. Dirigée vers le jardin, elle n’a besoin que d’un exutoire, et parfois d’un caniveau périphérique quand le terrain remonte d’un côté.

Le support définitif

Trois familles de support tiennent dans la durée : la dalle béton, le lit de grave compactée, et les plots réglables. Aucune ne se pose sur un sol non compacté, et aucune ne se pose sur du sable seul. Le choix se fait selon le revêtement retenu, la nature du terrain et le budget — mais la couche de fondation compactée sous le support, elle, ne se négocie pas.

Les joints de dilatation appartiennent au même chapitre. Une surface minérale exposée plein sud sur un causse se dilate et se rétracte fortement au fil de l’année. Sans joint, elle fissure là où elle peut, c’est-à-dire au milieu.

Ne pas glisser

Le classement antidérapant d’un revêtement se lit au regard de la norme DIN 51130, et un niveau R11 est couramment retenu autour d’un bassin privé. Les obligations formelles ne concernent que les bassins collectifs ; pour une piscine familiale, c’est un critère de bon sens plutôt qu’une contrainte, mais il mérite d’être posé avant de choisir sur échantillon.

Les autorisations, deux fois plutôt qu’une

Sur le territoire de la communauté de communes Sarlat-Périgord Noir, une piscine de plus de dix mètres carrés relève d’une déclaration préalable, et une couverture atteignant un mètre quatre-vingts de hauteur fait basculer vers le permis de construire. Point déterminant en Périgord Noir : en secteur soumis à l’architecte des Bâtiments de France, la déclaration préalable est requise quelle que soit la taille du bassin. Le délai d’instruction passe alors d’un à deux mois, et le dossier se dépose en trois exemplaires. Ces seuils valent pour cette intercommunalité ; le plan local d’urbanisme de votre commune peut être plus exigeant. Nous vérifions avant.

Sur les hauteurs de Cénac-et-Saint-Julien comme sur les terrains en pente de Salviac, un bassin implique presque toujours un travail de niveau autour : reprise de talus, muret bas, escalier de liaison. Nous prenons les abords dans leur ensemble plutôt que par morceaux, parce que l’eau qui descend du terrain haut finira toujours par arriver à la plage.

Nous reprenons des abords de bassin à Sarlat-la-Canéda et Cénac-et-Saint-Julien, où les gîtes et chambres d’hôtes équipés d’une piscine sont nombreux et où la plage encaisse une fréquentation concentrée sur trois mois, comme à Gourdon et Salviac, où les terrains en pente imposent presque toujours un travail de niveau autour du bassin.

Questions fréquentes

Un mètre vingt au minimum pour simplement circuler autour du bassin. Deux à trois mètres si vous voulez un vrai espace de détente avec des bains de soleil. Cette largeur se décide avant le terrassement, pas après.
Deux causes dominent. Un support insuffisamment compacté, le plus souvent le remblai périphérique du bassin qui tasse. Ou l'absence de joints de dilatation, qui laisse la surface fissurer là où elle peut.
Vers le jardin, jamais vers le bassin. Une pente d'environ un pour cent suffit. Dirigée vers l'eau, la plage renvoie dans le bassin tout ce qui traîne au sol.
Non, pas pour un ouvrage durable. Le sable n'a aucune portance et se déplace sous les charges ponctuelles. Il faut une dalle béton, un lit de grave compactée ou des plots réglables, posés sur une fondation.
Oui, c'est même fréquent. Le piscinier livre un bassin étanche, l'anneau de terre qui l'entoure relève d'un autre métier. Nous reprenons le remblai, le drainage et la structure de plage.
Le classement antidérapant se lit au regard de la norme DIN 51130, et un niveau R11 est couramment retenu autour d'un bassin privé. Les obligations formelles ne visent que les bassins collectifs, mais le critère mérite d'être posé avant de choisir.
Sur le territoire de la communauté de communes Sarlat-Périgord Noir, déclaration préalable au-delà de dix mètres carrés, permis de construire si la couverture atteint un mètre quatre-vingts. En secteur soumis à l'architecte des Bâtiments de France, la déclaration est requise quelle que soit la taille. Le plan local d'urbanisme de votre commune peut être plus exigeant.

Des abords de bassin à reprendre ou à créer ?

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